> Quatrième de couverture <
Lorsque Nealon rentre chez lui, sa maison est vide et son téléphone se met à sonner. L’homme au bout du fil prétend le connaître, il aimerait le rencontrer pour discuter face à face. Mais alors que Nealon s’apprête à mettre fin à cette discussion absurde, le mystérieux interlocuteur lui fait comprendre qu’il est actuellement en train de l’observer. Qu’il devrait éviter de rester ainsi, assis dans le noir.
À partir de ce moment, l’homme ne va plus arrêter d’appeler Nealon pendant que celui-ci erre de pièce en pièce dans cette maison devenue étrangère. Un lieu presque vide mais qui cache pourtant les souvenirs d’une vie déjà lointaine : sa femme Olwyn, leur fils Cuan, la routine d’une famille avant que Nealon ne soit arrêté et mis en prison.
Le téléphone sonne à nouveau, l’homme semble connaître tous les détails de ce quotidien brisé. Les disputes du couple, les motifs de l’incarcération, puis la libération après l’acquittement. Nealon nie en bloc même s’il est intrigué, et il accepte finalement de le rencontrer pour en savoir plus. Cependant, alors qu’il est en voiture pour le retrouver, un flash à la radio annonce une attaque terroriste imminente sur le sol irlandais. Est-ce vraiment une coïncidence ? La vérité peut éclater à tout moment, surgir du hasard ou du plus profond de nos âmes, ou encore de la longue discussion que Nealon se prépare à avoir avec l’étrange inconnu…
- Spécificités -
* Editions originales : Grasset - dans la collection : En Lettres d'Ancre
* Date de parution originale : 15/01/2025
* Nombre de pages : 224
* Traduit de l’anglais (Irlandais) par Nicolas Richard
Même si j’ai le roman « D’os et de lumière » de Mike McCormack, je n’ai pas encore pris le temps de le lire malgré les chroniques dithyrambiques à son sujet. Mais quand le second, « La nuée des âmes », a été proposé lors d’une Masse Critique du site Babelio, je n’ai pas hésité à postuler pour le chroniquer.
Présentée comme un roman métaphysique, la plume de l’auteur est envoûtante et cristallise le lecteur dès ses premières pages. J’ai perçu cette lecture comme une expérience à part entière.
Nealon rentre chez lui, dans une ancienne ferme vide, après un certain temps et reçoit un coup de fil étrange d’un inconnu qui dit bien le connaître et qui veut le rencontrer. Faisant comprendre qu’il l’observe, il ne cessera plus d’appeler Nealon en lui rappelant des événements de sa précédente vie. D’où vient Nealon ? Qu’est devenue sa famille ? Pourquoi cet individu veut à tout prix le rencontrer ?
Lorsqu’on débute cette histoire se posent de nombreuses interrogations. Une certaine tension grandit petit à petit, dans cette maison vide, éloignée de tout, que Nealon doit se réapproprier après une longue absence et où les fantômes du passé sont nombreux. Au regard de passages assez énigmatiques par rapport à la trame principale, j’ai été parfois déroutée, me demandant où l’auteur comptait m’emmener….
Les non-dits égrènent l’histoire et certaines questions resteront sans vraiment de réponses. « La nuée des âmes » est un livre complexe qui se savoure, où on profite de l’écriture poétique de Mike McCormack, mais où il n’est pas question de survoler le récit introspectif, déroutant et surprenant au vu de sa profondeur.
Je remercie les Editions Grasset et le site Babelio pour l’envoi de ce livre dans le cadre de la Masse Critique Littérature.